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Trump exclut tout cessez-le-feu avec l’Iran et durcit sa ligne

2026-03-21 - 07:35

Il n’est plus question de désescalade. Ni même de suspension. Le président américain Donald Trump a affirmé qu’il ne souhaitait pas de cessez-le-feu avec l’Iran, assumant publiquement une stratégie de confrontation prolongée. « On ne fait pas de cessez-le-feu quand on est en train d’écraser l’autre camp », a-t-il déclaré, rompant avec les précautions de langage qui accompagnaient traditionnellement ce type de conflit. Une rupture dans le langage diplomatique Dans les conflits récents, Washington s’était toujours laissé une marge, même étroite, pour évoquer une issue politique : trêves temporaires, médiations, canaux indirects. Cette fois, le registre change. En écartant explicitement l’idée d’un cessez-le-feu, la Maison Blanche ne se contente pas de durcir sa position. Elle semble renoncer, au moins à court terme, à toute perspective de désescalade. Selon plusieurs sources concordantes, les frappes se poursuivent depuis plusieurs jours sur des cibles en Iran et au Liban, dans un conflit qui prend une dimension régionale. Cette montée des tensions intervient alors que des millions de musulmans célèbrent l’Aïd el-Fitr, tandis que l’Iran marque également le Nouvel An perse, Nowruz. Au-delà du terrain militaire, les enjeux économiques sont considérables. Le détroit d’Ormuz, point de passage stratégique par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial, se retrouve au cœur des inquiétudes internationales. Des alliés pris à partie Dans le même temps, Donald Trump a vivement critiqué les membres de l’NATO, qu’il accuse de ne pas soutenir suffisamment l’effort américain. Les qualifiant de « lâches », il a également décrit l’alliance comme un « tigre de papier » sans les États-Unis. L’OTAN, qui regroupe 31 États membres, apparaît ainsi fragilisée par des divergences croissantes sur la conduite du conflit. Plusieurs décisions récentes illustrent ces lignes de fracture : le Sri Lanka a refusé l’atterrissage de deux avions de combat américains, tandis que la Switzerland a suspendu certaines exportations d’armement vers les États-Unis, invoquant sa neutralité. Des signaux encore isolés, mais qui traduisent un malaise plus large face à une escalade dont les contours restent incertains. Téhéran revendique sa réponse Du côté iranien, le guide suprême Mojtaba Khamenei a dénoncé une « erreur de calcul » de ses adversaires, assurant que son pays avait infligé une réponse significative. Dans ce face-à-face, les positions apparaissent difficilement conciliables. Washington assume une logique de domination militaire. Téhéran affirme avoir déjà pris l’initiative. Entre les deux, l’espace d’une médiation semble, pour l’heure, se réduire. TRUMP: "We can have dialogue, but I don't want to do a ceasefire. You don't do a ceasefire when you're literally obliterating the other side... we're not looking to do that." pic.twitter.com/IAeASrb0Sz — Breaking911 (@Breaking911) March 20, 2026 Lire aussi: Iran : Trump qualifie des membres de l’OTAN de « lâches »

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