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Nucléaire iranien : Téhéran accepterait de ne plus stocker d’uranium enrichi

2026-02-28 - 06:47

Une avancée a été évoquée dans les discussions indirectes entre l’Iran et les États-Unis sur le programme nucléaire iranien. Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr bin Hamad Al Busaidi, médiateur des pourparlers, a indiqué, rapporte l’AFP, que Téhéran aurait accepté le principe de ne jamais constituer de stocks d’uranium enrichi. Selon lui, cette disposition constituerait une percée majeure, dans la mesure où l’absence de stock rendrait impossible la fabrication d’une arme nucléaire. Les réserves actuelles pourraient être transformées en combustible à usage civil de manière irréversible, tandis qu’un mécanisme de vérification complet serait assuré par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Le responsable omanais a également estimé qu’un accord global pourrait être trouvé dans les prochains mois si les discussions se poursuivent au même rythme. De nouvelles rencontres indirectes entre les deux parties sont prévues à Vienne. Diplomatie sous pression militaire Washington a indiqué vouloir parvenir à un accord garantissant l’absence d’arme nucléaire iranienne, tout en maintenant la possibilité d’un recours à la force en cas d’échec des discussions. Le président américain a affirmé préférer une solution négociée mais n’a pas exclu une action militaire. Dans ce contexte, les États-Unis ont renforcé leur dispositif dans la région, notamment avec le déploiement du porte-avions USS Gerald R. Ford, alors que de nouvelles discussions indirectes doivent se tenir à Vienne. Des tensions toujours élevées dans la région Ces déclarations interviennent après une série de mesures de précaution prises par plusieurs pays face au risque d’escalade au Moyen-Orient. Les États-Unis ont recommandé au personnel non essentiel de leur ambassade en Israël de quitter le pays, tandis que le Royaume-Uni a retiré temporairement ses diplomates d’Iran. La Chine a également appelé ses ressortissants à quitter l’Iran dès que possible. Ces décisions ont été annoncées alors que les États-Unis ont parallèlement renforcé leur présence militaire dans la région, notamment avec le déploiement de moyens navals supplémentaires, dans un contexte de tensions persistantes autour du dossier nucléaire iranien. Pour l’heure, les discussions se poursuivent et aucune opération militaire n’a été annoncée, laissant entrevoir la possibilité d’un compromis diplomatique malgré un climat régional toujours incertain. Lire aussi: Washington, Londres et Pékin prennent des mesures face aux tensions autour de l’Iran

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