L’Algérie achète huit avions militaires C295 à l’Espagne
2026-03-04 - 10:58
L’Algérie va acquérir huit avions militaires de transport C295 auprès de l’Espagne pour un montant estimé à environ 385 millions d’euros, selon des informations relayées par le média espagnol El Español. Ces appareils sont fabriqués par le groupe aéronautique européen Airbus et assemblés en Espagne. Ils doivent permettre de renforcer les capacités logistiques et opérationnelles des forces armées algériennes. Une autorisation accordée en 2025 Si l’information a récemment été relayée dans la presse espagnole, l’autorisation d’exportation remonte en réalité à 2025. Elle figure dans les statistiques officielles d’exportations d’armement publiées par le gouvernement espagnol. Cette décision avait été prise dans un contexte diplomatique encore marqué par la crise entre Madrid et Alger déclenchée en 2022 après le soutien de l’Espagne à la proposition marocaine d’autonomie pour le Sahara occidental. Malgré ces tensions, la validation de cette vente montre que les relations militaires et industrielles entre les deux pays n’ont jamais été totalement interrompues. Un avion militaire polyvalent Le Airbus C295 est un avion de transport militaire tactique utilisé par plusieurs forces armées dans le monde. Il peut notamment servir au transport de troupes et de matériel, aux missions logistiques, à la surveillance maritime ou encore aux opérations d’évacuation sanitaire. Pour l’Algérie, ces appareils devraient renforcer les capacités de mobilité des forces armées dans un environnement régional marqué par les défis sécuritaires du Sahel. Une lecture différente dans la région Dans les médias algériens, l’information est généralement présentée comme une étape dans la modernisation des capacités militaires du pays. Du côté marocain, certaines analyses ont davantage souligné la dimension géopolitique de cette transaction, rappelant que l’Espagne cherche depuis plusieurs années à maintenir un équilibre diplomatique entre Alger et Rabat. Dans un Maghreb marqué par des rivalités stratégiques persistantes, cette vente illustre la complexité des relations entre Madrid et ses partenaires du sud de la Méditerranée. Lire aussi: Crise Espagne–États-Unis : A Rabat, une satisfaction discrète ?