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Importation de produits non prioritaires : La BCT ferme le robinet ?

2026-03-27 - 12:15

La Banque centrale de Tunisie (BCT) durcit les conditions encadrant l’importation des produits jugés non prioritaires, dans une nouvelle tentative de contenir la pression sur les réserves en devises et de réduire le déficit commercial. Dans une circulaire publiée aujourd’hui , l’institution d’émission a appelé les banques à faire preuve davantage de rigueur dans le financement de ces importations. Une orientation qui s’inscrit dans la continuité des mesures déjà mises en place ces dernières années pour limiter les achats à l’étranger de biens de consommation considérés comme non essentiels. Préserver les équilibres extérieurs Concrètement, les opérateurs concernés pourraient faire face à un accès plus restreint au financement bancaire, les contraignant à mobiliser davantage de fonds propres ou à réduire leurs volumes d’importation. Une évolution susceptible de peser sur certains circuits commerciaux, notamment dans les secteurs dépendants des produits importés. À travers ce resserrement, la BCT réaffirme sa priorité : préserver les équilibres extérieurs en privilégiant les importations stratégiques, à l’instar des produits énergétiques, des céréales ou des médicaments. Lire aussi : Réserves en devises : La Tunisie dépasse les 25 milliards de dinars Cette décision intervient dans un contexte marqué par une vigilance accrue autour du niveau des réserves en devises, malgré une amélioration relative ces derniers mois. Elle traduit également un arbitrage assumé entre soutien à la consommation et impératifs macroéconomiques. À court terme, cette orientation pourrait se traduire par une baisse des importations de biens non essentiels, mais aussi par des tensions sur certains produits et une possible répercussion sur les prix. Quels produits sont concernés ? La notion de produits “non prioritaires” renvoie principalement à des biens de consommation jugés non indispensables. Il s’agit notamment de certains produits cosmétiques, d’articles de luxe, de produits alimentaires importés pouvant être substitués localement, ainsi que de biens d’équipement ou de consommation à faible valeur stratégique. Cette classification, déjà utilisée par les autorités tunisiennes, vise à orienter les ressources en devises vers des importations jugées vitales pour l’économie.

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