Détection de foyers de rouille jaune dans des champs de blé au nord
2026-03-04 - 19:17
Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a annoncé, mercredi, la détection des premiers foyers de rouille jaune dans certaines exploitations de blé dur situées dans les zones de production du nord du pays. Face au caractère hautement contagieux et épidémique de cette maladie, les autorités appellent à une vigilance accrue et à une intervention rapide. Selon le communiqué officiel du Ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, les agriculteurs sont invités à assurer une surveillance continue des cultures céréalières, qu’il s’agisse de blé tendre, de blé dur ou de triticale. Il est recommandé d’intervenir immédiatement dès l’apparition des premiers symptômes, en utilisant exclusivement des fongicides homologués par les services compétents. Une maladie fongique redoutée La rouille jaune, également appelée rouille striée du blé, est une maladie causée par un champignon microscopique (Puccinia striiformis). Elle se manifeste par l’apparition de pustules jaunâtres alignées en stries sur les feuilles. Ces lésions réduisent la surface photosynthétique de la plante, affaiblissent les tiges et compromettent le remplissage des grains. Cette pathologie se développe particulièrement dans des conditions climatiques fraîches et humides, fréquentes dans les régions septentrionales au cours de la fin de l’hiver et du début du printemps. En cas de propagation rapide, les pertes de rendement peuvent être significatives, notamment pour le blé dur, culture stratégique pour la Tunisie. Lire aussi : Tunisie : Lancement des préparatifs pour semer 1,15 million d’hectares de céréales Un risque économique et alimentaire La céréaliculture constitue un pilier de la sécurité alimentaire nationale. Toute atteinte aux rendements du blé, en particulier dans les gouvernorats du nord réputés pour leur potentiel productif, peut peser sur les volumes de collecte et accroître la dépendance aux importations. La rapidité de dissémination des spores, transportées par le vent sur de longues distances, justifie la recommandation d’un traitement précoce. Une intervention tardive réduit l’efficacité des produits phytosanitaires et augmente le risque d’extension à l’ensemble de la parcelle.